lundi 26 mai 2014

LA VOIE DE L'ECOUTE










Naviguer dans les airs 
comme l'oiseau qui utilise les courants,
naviguer ...
et se laisser porter par les mouvements de la vie
Voler comme l'oiseau,
Être enraciné comme l'humain.

Demeurer ouvert aux

  • Forces d'affirmation,
  • Forces de restauration,
  • Forces d'élévation.

Puisse ce livre contribuer à répandre ces forces sur la Terre. 


A commander sur le site Morebook, sur Amazon, 
ou directement à l'Association Espaces d'Ouverture : espouvert@espaces-d-ouverture.com





mercredi 5 février 2014

Le feu, synthèse vivante


En descendant de la montagne, je rapporte avec moi
la force du vent qui semblait nous emporter
et souffle encore à mes oreilles.

En revenant de la montagne je rapporte avec moi
la musique du vent dans les sapins
qui se fond parfois à celle du ruisseau.

De retour dans la vallée, il reste encore en moi
le contact avec la terre sous nos pas
dans lequel je peux sentir frémir la vie de cette planète.

J'allume le feu dans la cheminée et y retrouve la synthèse des éléments :
la terre qu'il consume par l'intermédiaire du bois,
l'oxygène de l'air sans lequel le feu meurt,
l'écoulement de l'eau dans les vagues de flamme.

Avec tous mes sens j'entre dans le feu
et celui-ci me transmet sa vitalité.
J'entre au coeur du feu et me laisse mener vers la vitalité essentielle.



Percée du mirage

Tout le long du jour, il pleut.
Nous sommes dans le gris, le noir et l'humide.
La forêt est sombre
et nous marchons dans le nuage.

Au loin, entre les arbres,
mon regard est attiré,
dans le blanc cotonneux du nuage,
une lueur orangée.

La lueur s'intensifie 
et devient lumineuse.
Au sortir de la forêt
un spectacle merveilleux nous attend.

Des nuages encore à flanc de montagne,
des nuages encore au dessus des montagnes,
du gris, du blanc flottent dans l'espace ...
et entre les nuages, d'autres lueurs ...

Du bleu, de l'orangé, du rose,
comme si l'espace s'ouvrait.
La puissance du soleil repousse le gris
 et impose les couleurs.

De toute mon âme, j'entre dans l'ouverture,
j'accueille ce cadeau inattendu
et je pense à cette autre ouverture que j'attends :

La puissance de la Lumière chassera le mirage de notre terre.

vendredi 17 janvier 2014

Processus et résultat













Echo du groupe de supervision des professionnels de la relation dans l'Approche Centrée sur la Personne.  - décembre 2013 -

Ces quelques lignes ne sont pas une synthèse, mais un simple écho, tout subjectif, qui tente de partager les mots essentiels qui résonnent encore en moi.

Notre vision du parcours et notre démarche vont être différents,
selon que nous sommes centrés sur le processus ou sur le résultat.

Lorsque nous sommes centrés sur le résultat, 
nous visualisons le but et nous évaluons le parcours "en négatif" par rapport à ce but,
c'est-à-dire ce qui reste encore à faire, ce qui n'a pas encore été réalisé,
ce qui est "en moins" par rapport au résultat attendu.
(Cette démarche correspond au système de notation scolaire)
Nous avons alors tendance à nous évaluer en fonction de nos manques.

Lorsque nous sommes centrés sur le processus,
nous découvrons le parcours au fur et à mesure qu'il se déroule,
comme si nous suivions un fil invisible qui nous guiderait
et que nous tisserions à chaque nouveau pas.
Je pense souvent au fil que l'araignée tire de sa propre substance
et à la beauté harmonieuse du tableau final.
Si nous pouvions ainsi faire confiance au tableau final à découvrir !

Carl Rogers disait que la personne intégrée, fonctionnant pleinement,
n'a pas d'à priori mais se découvre elle-même dans l'expérience.
L'Approche Centrée sur la Personne est focalisée sur le processus,
car elle s'intéresse à l'évolution de l'individualité dans son imprévisible originalité.

En étant centrés sur le processus, nous évaluons le parcours "positivement",
par rapport à ce qui a déjà été réalisé, par rapport à ce qui existe déjà.
Nous n'avons pas besoin de nous comparer à un résultat qui n'est pas encore là,
nous pouvons apprécier le parcours tout en cherchant, si nous le souhaitons,
à  aller toujours un peu plus loin.

Cette manière d'avancer dans la vie et en nous-mêmes
est porteuse de force et de liberté.
Une puissance de vie est présente dans ce déroulement que nous découvrons,
dans cette évolution qui émerge de notre intériorité
et qui se manifeste dans nos attitudes et nos actes.

Pour nous laisser ainsi porter par le processus intérieur,
il nous faut un peu de confiance en nous-mêmes et dans le potentiel humain.

Comment obtenir cette confiance ?

Il me semble que la Considération Positive Inconditionnelle, développée par Carl Rogers,
est une base et un chemin.
Ce regard positif est reconnaissance du potentiel humain,
en même temps qu'il est acceptation de la personne telle qu'elle est.
J'aime rappeler l'analogie de la montagne :
Dans la randonnée, il faut avoir un but et une direction,
mais le pied ne peut être posé qu'à l'endroit où je suis.
Entre les deux, il faut marcher ....
Et l'on arrive au but, non pas en observant à chaque pas tout ce qui nous en sépare,
mais en vivant pleinement chaque pas posé et le déroulement du chemin.

La Considération Positive Inconditionnelle est, en même temps et autant,
accueil de la personne telle qu'elle est et confiance dans son potentiel de développement.
C'est pourquoi, elle se manifeste en confiance et bienveillance,
à commencer pour soi-même.


2014

Dans le sombre existe une lumière,
Dans la noire forêt d'hiver, émerge la lumière qui dissipe le brouillard.


Cette photo a été l'occasion d'une réelle expérience intérieure, c'est pourquoi je l'ai choisie comme fond pour la carte de voeux de 2014.

Bonne Année à chacun et chacune,
Bonne Année à nous tous qui marchons vers la lumière.

Les quatre phrases qui suivent représentent un peu la quintescence du travail de 2013.
Elles me sont apparues comme un parcours initiatique possible.
Puissent-elles animer et dynamiser notre recherche.

Dans la rencontre avec les éléments, jaillit la vitalité.

L'être humain, porteur de lumière, prend soin de la planète.

Préparer ... Bâtir ...  la maison intérieure.

Faire exister le feu ... le Coeur ... l'Humanité.


Vous pouvez retrouver ces phrases et la démarche qui les a fait naître sur le site :
www.espaces-d-ouverture.com - rubrique Activités /Atelier /échos atelier.


jeudi 29 août 2013

Yin et Yang

Yin et Yang
Yang et Yin
entremêlés...
pour créer l'harmonie du monde.








La montagne exprime la Puissance de la Verticalité
et dans cette dominante verticale,
l'horizontalité réclame un espace
et se niche dans l'immensité des forêts
et la surface tranquille des lacs.






L'océan exprime l'Immensité de l'Horizontale
qui nous entraîne jusqu'au bout de l'horizon...
Dans cette immensité horizontale
la verticale prend sa place
et se manifeste dans les falaises, les rochers ou les dunes.


De la Montagne je reçois
Puissance et Profondeur.

De la Mer je reçois
Immensité et Rythme.

Les deux me pénètrent et me nourrissent.
Les deux sont des leçons de vie
qui me transmettent la Force.
 


Parcours d'eau et de lumière

LE  COZON

en trois épisodes.

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ou cliquez sur messages plus anciens
pour accéder à la suite.









Surprenant ruisseau...
Tantôt mince filet d'eau courant tranquillement entre les pierres,
tantôt eau stagnante habitée par les insectes,
tantôt eau paisible traversant le pré,
tantôt cascade grondante, force de vie contre les roches.


D'habitude, l'eau est associée au domaine émotionnel,
mais ici, sa force lumineuse
transmet une intense énergie de vie.

Parcours d'eau et de lumière

LE  COZON

deuxième épisode







Ici, l'eau est transfigurée par la lumière.
Dans cette grotte qu'elle a creusée, 
le soleil pénètre,
allumant les lampes
qui l'éclairent.

parcours d'eau et de lumière

LE  COZON,

Troisième épisode




Bondissant au dessus des rochers,
les courants d'eau se précipitent, se bousculent et se croisent,
se différencient et se fondent en un grand courant intense
qui se divise à nouveau.

Au creux du rocher
dans l'espace abrité et pourtant tumultueux,
se dessinent des cercles, des spirales et des lemniscates
symboles des mouvements de la vie
que l'eau semble ici transmettre.





mercredi 31 juillet 2013

Processus de guérison




Que se cache t-il sous la peur ... la colère ... la honte ... le désir de vengeance ... la rancune ... etc ...
Quel besoin essentiel ?
Quelle souffrance insupportable ?
Quel lumineux espoir de transformation ?

Aller jusqu'à la vase ...
Oser entrer dans la vase ...
Traverser le marécage
jusqu'à ce que la vase se transforme en force,
le marécage en liberté ...

La honte sépare.
Le besoin de lien est essentiel.
C'est pourquoi la honte fait psychologiquement mourir.
Et pourtant, entre les humains "mortels"
les liens sont immortels.

Passer de la honte à la fierté d'être un Humain
et oser prendre sa place,
en toute humilité
et conscience de sa grandeur.


note 1 : "... entre les humains mortels les liens sont immortels..."
Phrase inspirée de Boris Pasternak, Le Docteur Jivago, 1958

note 2 : Ce texte, élaboré dans une forme libre et poétique, s'est créé spontanément dans la dynamique des processus individuels et du processus de groupe, lors de la semaine de" Post-Formation" des professionnels de l'Approche Centrée sur la Personne, à la Soleillette 'Haute-Savoie", en juillet 2013.

dimanche 28 avril 2013

Emotions ...


Cette surface d'eau tranquille me pénètre.
Le silence entre en moi.
Seuls les oiseaux habitent le silence,
mais ils ne le troublent pas.
Ils le soulignent seulement.

Je me laisse pénétrer.
Je me laisse envelopper.

La profondeur de ce paysage réveille le profond en moi.
Ce calme enveloppant rejoint le calme au fond de mon être
et prend soin de moi.

L'eau résonne avec l'émotionnel 
et vibre de la même manière.

Mon corps émotionnel est alors une surface tranquille,
totalement réceptive à ce qui est présent,
sensible et responsive à tout ce qui est là.

Consciemment, je laisse s'imprimer dans mes corps
cette qualité de sensibilité
où sens et émotions sont en éveil
pour recevoir et pour donner.



Graveline - avril 2013

 Beauté sauvage.....
Beauté aride....
desséchée...ou animée par le vent ?
Beauté qui m'oblige à chercher au fond de moi,
tout au fond...très loin...
la force d'avancer encore.
 Le ciel est bleu, balayé par le vent
mais la terre est grise et verte,
parsemée d'étangs d'eau salée
qui ajoutent au morne paysage
leur tonalité de gris légèrement argenté.
Nous sommes seuls dans cette étendue...
Seules traces de la civilisation : la centrale nucléaire au loin...
- mais pas si loin que cela -
et les cartouches vides laissées sur le sol par les chasseurs.

Mais aujourd'hui, les perdrix et les faisans se cachent.
Seuls quelques rares oiseaux luttent contre les rafales de vent.
Bientôt, les argousiers coloreront la lande en vert et en rouge.
Mais à présent, ils sont gris, marrons et noirs.
Les bourgeons naissants,
trop petits pour donner de la couleur à l'ensemble,
rappellent cependant la vie prête à éclore.

Nous avons quitté le rivage tourmenté et la mer agitée
pour trouver refuge à l'intérieur des dunes,
mais nous devons marcher contre le vent et le sable,
qui nous pique les yeux malgré les lunettes.

Les éléments me penètrent,
tandis que je m'efforce d'avancer,
encore et encore...

Non, les éléments ne sont pas contre moi.
Ils ne me prennent pas ma force.
Ils me poussent à chercher ma force ,
à la puiser au coeur de mes ressources enfouies,
à la développer au delà de mes limites.

Les éléments me donnent de la force 
pour les jours à venir.



mercredi 9 janvier 2013







2013 est arrivé !

Bienvenue à cette nouvelle année,

avec son contenu d'espoirs et de promesses.


La photo est issue d'une création exécutée en groupe et en silence,
en contact avec l'Intériorité individuelle et collective,
lors de l'Atelier "Ecoute Consciente" d'automne.


Pour en savoir plus, voir le site d'Espaces d'Ouverture :
http://www.espaces-d-ouverture.com/level1-activites/level2-atelier/level3-echosAtelier/echosAtelier-level3.php

Ecoutons ce message de Bonne Année pour notre terre :

Que l'energie du Coeur

Rayonne

et

se diffuse dans le monde.


A chacun et à chacune,
A tous et à toutes,
A notre vivante planète,
Une très bonne Année 2013.


jeudi 20 décembre 2012

Les Serviteurs du Monde

http://www.earth-servers.net/

Ils se trouvent dans tous les pays et dans tous les domaines d'activité.
Ils n'ont aucune pensée de séparation
et n'entretiennent rien de ce qui peut séparer.
Ils ne sont contre personne.
Ils sont pour l'Unité.
Ils sont pour l'Humanité.
Ils ne sont pas structurés en une organisation,
mais sont étroitement reliés subjectivement.

En ce groupe informel est l'espoir du monde.
Ces Serviteurs portent les énergies et
les valeurs de l'Âge nouveau à venir.

Du 21 au 28 décembre 2012, se célèbre leur Fête qui a lieu tous les sept ans.

dimanche 11 novembre 2012

Silence

Etang de Silence...

Etang de tranquillité...


Tout-à-coup, nous le découvrons,
ou plutôt, il se découvre à nous,
caché au coeur de la dune,
à l'abri des roseaux et des broussailles.

Tout-à-coup, le chemin tombe dessus
et nous nous arrêtons émerveillés et silencieux
devant ce joyau.

Ici, tout est silence.
La mer se fait oublier.
Seules quelques rides tranquilles
à la surface de l'eau,
répondent à la présence du vent.

Ici, tout est harmonie.
Les cris des oiseaux
qui traversent le paysage
ne troublent pas le silence.

Je laisse ce silence pénétrer au coeur de mon être,
ouvrant tout ce qu'il m'est possible d'ouvrir en moi
pour recevoir ce cadeau,
emplie de gratitude et réceptive au message :

"Une telle synergie entre notre être et la terre...
Nous, les humains, sommes tellement adaptés à cette planète...
A moins que ce soit la planète qui se soit adaptée à nous,
se construisant, siècle après siècle,
avec puissance et amour,
pour nous accueillir.
Ou peut-être n'est-ce ni l'un ni l'autre
ou les deux à la fois...
Peut-être nous sommes-nous modelés mutuellement,
en interaction et ensemble
pour créer cette Beauté."



Les quatre saisons

Il a neigé ce matin.
Il y a quelques jours encore, se mêlaient été et automne.
Ce matin je découvre l'automne et l'hiver.
Le village a pris une autre allure,

comme s'il s'était, tout provisoirement, habillé pour Noël.
La neige blanche décore les feuilles colorées de l'automne,
qui laissent apparaître, si l'on regarde attentivement,
les bourgeons qui s'ouvriront lorsque leur temps viendra.

Le soleil domine les nuages et éclaire l'ensemble,
projetant de la lumière sur la forêt
où tout se mélange,
le vert de l'été et les couleurs fauves de l'automne,
le blanc de l'hiver et les bourgeons du printemps...

En moi, j'apprécie ces tonalités diverses,
symboles possibles de nos états de conscience multiples et changeants.

Au milieu de ces dualités qui m'habitent,
je cherche la synthèse,
le point d'équilibre
où tout se rassemble.


jeudi 11 octobre 2012

Processus d'Individualisation

Echos du groupe de post-formation des professionnels de l'Approche Centrée sur la Personne.

Juillet 2012

La Soleillette.


Ces quelques réflexions ne sont ni un compte rendu ni une synthèse.
Elles m'ont été inspirées dans la fluidité du déroulement du groupe :
quelques notes de lecture sur le processus du groupe
et les processus humains qui s'y révélaient à mes oreilles.

Ce processus pourrait s'appeler : de la conscience fusionnelle à l'individuation, en passant par l'essentielle étape de l'individualisation.

Il y a très longtemps dans l'histoire de l'évolution et au point de départ dans la vie de l'enfant, existe la conscience fusionnelle. Nous pouvons l'observer chez les animaux en regardant, par exemple,  l'évolution d'un troupeau, d'un vol d'oiseaux ou les mouvements d'une fourmilière : chaque individu remplit son rôle et n'existe que par son appartenance à l'ensemble ; c'est une conscience "d'âme-groupe".

Nous pouvons observer cet état de conscience chez le tout-petit enfant, lorsqu'il est encore, dans son expérience, "confondu" avec sa mère. C'est pourquoi il peut exprimer tellement d'angoisse lorsque celle-ci disparaît.

Puis, vient la conscience du "je suis", j'existe en tant qu'individu séparé. L'enfant l'apprend d'abord durement à travers les frustrations liées à l'absence ou à la non réponse immédiate de ceux qui prennent soin de lui. Puis il l'éprouve dans l'expérience du NON. Le non de l'enfant n'est pas en premier lieu une opposition à l'adulte ; il est, bien plus essentiellement, une revendication à l'existence. C'est comme s'il disait : " J'existe, je suis un individu à part entière, et on ne peut pas faire de moi ce que l'on veut." Ce NON apparaît, bien avant le langage, dans le comportement de l'enfant, lorsqu'il refuse de se laisser tranquillement habiller ou laver. Il se porte aussi sur l'alimentation, le sommeil, la propreté, partout où une volonté personnelle trouve l'occasion de s'exprimer.

Cette individualisation, étape fascinante et essentielle dans l'histoire de l'humanité et dans l'histoire d'un être humain, a de grandes conséquences. Carl Rogers les souligne dans sa théorie de la personnalité :

  • Le besoin de considération : le "moi" naissant de l'enfant, pour vivre physiquement et psychologiquement, a absolument besoin d'un regard positif et bienveillant de la part de ses parents et de ceux qui prennent soin de lui. Il grandit le plus favorablement lorsqu'il peut percevoir cette alliance des adultes pour sa croissance. Pour l'obtenir, l'enfant et l'adulte ensuite, est capable de renoncer à lui-même, c'est-à-dire à ses propres émotions et sentiments, à ses propres pensées. Cette "Considération Positive Inconditionnelle" est d'autant plus difficile à accorder au quotidien, que l'enfant, poussé par son besoin d'existence individuelle, va continuer à s'opposer, (du moins en apparence) usant la patience des adultes.
  • La recherche de sa place : n'existant pas par sa seule appartenance au groupe, l'individu humain a un essentiel besoin de trouver sa place dans ce groupe et d'être reconnu à cette place. A ce besoin, est associé la recherche, l'inquiétude, la crainte de ne pas avoir de place, d'être rejeté, etc...Certaines fois et pour certaines personnes, le rejet équivaut à une sorte de mort.
  • L'importance du lien humain qui valide l'individu dans sa place et dans son être. Ce n'est plus, à ce stade, un lien fusionnel, mais une relation qui reconnaît l'un et l'autre, et recherche la bonne distance : une relation JE-TU au sens du philosophe BUBER.

Lorsque les processus, souvent douloureux, de l'individualisation ont été plus ou moins traversés, s'amorce une étape nouvelle. Ce pourrait être "l'Individuation" au sens de JUNG. Cette étape est souvent vécue comme une Re-naissance, un processus de création où la personne se créée elle-même dans la plénitude de son individualité. J'aime y voir une Création de l'Humain.
Quelques éléments, bien incomplets, de cette Création :

  • L'évolution peut être perçue comme une transformation continuelle. Le développement ne s'arrête jamais et n'est pas limité par l'âge.
  • En chaque personne comme en l'univers, je peux reconnaître un mouvement de concentration et un mouvement d'expansion : au centre, ces mouvements se rencontrent, tourbillonnent, luttent à la manière de forces contraires...jusqu'à l'atteinte d'une mini-synthèse ou point de tension d'où une nouvelle étape de croissance peut émerger.
  • Bien qu'il y aspire constamment, l'être humain ne semble pas fait pour s'installer longtemps dans un  bonheur tranquille et passif. La dualité est toujours présente et la recherche d'équilibre est constante. Mais à travers cette recherche, en traversant l'expérience de la solitude et le combat pour la Vie, l'individualité grandit. Je crois qu'elle se créé en permanence, jusqu'au moment où une autre conscience pourra apparaître : une conscience de groupe qui ne sera plus ni fusionnelle ni seulement individuelle, mais conscience d'ensemble.


jeudi 13 septembre 2012

Jusqu'aux entrailles de la terre...


le Ravin de Longe Serre

Jusqu'aux entrailles de la terre ........


Le chemin descend toujours
encore et encore....
Il traverse fougères, buis et pins....
parfois je le distingue à peine.

Le chemin m'invite à le suivre 
et je descends encore et encore...
Je suis au coeur de la forêt,
absorbée par le paysage
profond et silencieux...

Nous descendons toujours
le chemin et moi.
J'avais espéré atteindre la ville
où je pourrais m'offrir un petit café bien mérité
et téléphoner pour qu'on vienne me chercher en voiture.

Mais la civilisation est loin.
Je suis seule dans cette immensité verte,
            SEULE.

Je ressens sa force vibrer en moi.

Nous ne prenons pas la direction de la ville
et j'ai l'impression que nous sommes descendus bien plus bas.
           Jusqu'où ?

Nous traversons un cours d'eau à sec.
Le ravin est encore plus profond.
Je n'en vois pas le fond.
Jusqu'où va t-il ?
Jusqu'aux entrailles de la TERRE ?

De l'autre côté du cours d'eau,
le chemin semble vouloir remonter
puis se perd dans les buis...
Voulait-il seulement me mener là,
          au coeur de la terre,
          au bord du ravin ?

Je m'imprègne de cette puissance terrestre,
je m'absorbe dans ce paysage
et me laisse transformer par sa PUISSANCE.

C'est avec ce mot
que lentement, très lentement,
pas à pas sur le chemin montant,
chaque pas courageusement et patiemment posé,
je remonte vers la civilisation :

PUISSANCE.



vendredi 1 juin 2012

Conflit et Harmonie.

Nous souhaitons tous la paix et l'harmonie
en nous-mêmes et entre nous.

Il est plus difficile de réaliser
et d'accepter
que la véritable harmonie
ne se gagne qu'après la traversée et la résolution
d'un conflit.

Une des grandes énergies de l'univers
qui influence notre planète Terre
et notre Humanité,
est le Principe d'Harmonie par le Conflit,
qui est aussi appelé Rayon IV.

Dans un conflit "extérieur",
entre deux personnes, dans un groupe ou au niveau de l'humanité,
l'action du Principe de conflit
amène à la découverte du Principe de partage,
après un passage par un temps de Renonciation.

A quoi sommes-nous amenés à renoncer ?
peut-être nos privilèges, nos biens acquis,
nos idées sur nous-mêmes et le monde,
notre prétention à détenir la vérité,
etc...

Dans le conflit "intérieur",
ou plutôt dans les innombrables conflits intérieurs auxquels nous sommes confrontés,
tiraillés entre les dualités ou paires d'opposés
dont notre humanité est constituée :
lumière et obscurité, amour et haine, joie et tristesse,
mais aussi la droite et la gauche, le haut et le bas,
dimensions inscrites dans notre corps physique,
et le jour et la nuit, le printemps et l'automne, le soleil et la lune,
dimensions inscrites dans le cosmos,
etc....
le Principe de conflit pousse à un pas en avant,
ou un saut vers la troisième pointe du triangle,
le troisième qui émerge de la dualité
et la rassemble en une synthèse harmonieuse.
Dans ce processus, qui peut être long et douloureux,
un temps de Renonciation est également nécessaire
avant que le principe d'Harmonie ne puisse s'actualiser.

A quoi sommes-nous amenés à renoncer ?
A l'une ou l'autre des polarités ?
Ou bien aux deux ?
Ou encore au conflit entre les deux ?
Peut-être apprenons-nous alors
à passer du "ou" au "et"
pour que le troisième terme puisse se révéler
et la synthèse exister ?

lundi 9 avril 2012

A la découverte du "diamant"


Echo du groupe de supervision
des professionnels de la relation
dans l'Approche Centrée sur la Personne.

Avril 2012


Ces quelques lignes ne sont pas une synthèse,
mais un simple écho, tout subjectif,
qui tente de partager les mots essentiels
qui résonnent encore en moi :

Contact avec soi - célébration - diamant - lumière - étincelle de lumière -


A partir de ma sensibilité
je vais à la rencontre de celle de l'autre
pour toucher le diamant
au delà des débris.

Le climat de l'Approche Centrée sur la Personne
facilite ce voyage vers l'humanité profonde,
souvent cachée en chacun de nous,
et qui ne demande qu'à se révéler
et à se développer.

La sécurité psychologique est assurée,
qui permet à chaque personne
de vivre cette expérience d'aller à la rencontre d'elle-même.

Le cheminement permet de descendre
vers le contact avec soi.

Il n'y a pas besoin d'endosser un rôle :

être soi est suffisant.

Je suis
et je suis en relation.

C'est alors qu'une célébration intérieure peut avoir lieu
et se partager.


Une petite grille d'observation pour aider :
Qu'est-ce qui est lié à moi ?
A l'autre ?
A la situation ?
Autrement dit, quelle est ma part de responsabilité ?