mardi 24 février 2009

Ouverture


Vivre le printemps dans l'Ouverture.

Cette énergie d'Ouverture nous arrive dans l'atmosphère du printemps qui se prépare. Mais elle nous vient de beaucoup plus loin. Elle s'est préparée dans le dépouillement de l'hiver, elle s'est enracinée dans la réceptivité profondément sensible de l'automne.

Ce mouvement depuis l'enracinement, le dépouillement, jusqu'à cet éclatement de l'Ouverture, nous a été offert dans les journées d'automne et d'hiver de l'atelier Ecoute Consciente.

Né de ce lent processus d'approfondissement intérieur, l'Ouverture est le thème qui nous accompagnera jusqu'à l'été.

Vous pouvez retrouver une synthèse des journées de l'atelier de septembre à mars et une présentation plus complète du document pour le printemps, sur le site : www.espaces-d-ouverture.com rubrique actualités


Vivre le printemps dans l'Ouverture :

  • Ouverture à soi,
  • Ouverture aux relations,
  • Ouverture au monde,
  • Ouverture au futur.

L'Ouverture peut se comprendre comme :

  • le passage de l'enfermement de la peur à la liberté,
  • une compréhension de la nature de l'être humain dans toutes ses dimensions,
  • l'intuition de l'universel,
  • le choix de sa vie,
  • le choix de la Vie.

C'est bientôt le printemps


La photo est de l'année dernière.

Nous ne sommes que fin février, mais déjà...


L'air vibre de l'énergie du printemps.

L'on peut sentir et entendre cette énergie


dans

  • le murmure de l'eau
  • le chant des oiseaux
  • l'éveil des bourgeons
  • nos pas sur la terre encore gelée,
  • l'écho du sang dans nos artères, qui déjà, célèbre le renouveau.

Et certains jours...
où la joie est vibrante,



L'on peut voir les oiseaux d'eau tourner autour des nids.


Pour accueillir le printemps, Espaces d'Ouverture vous offre un nouveau document,
à découvrir dans le prochain message.

lundi 29 décembre 2008

De la lumière pour la nouvelle année






A la recherche de la lumière....

Lumière du matin,

Lumière du soir...

Lumière blanche,

Lumière transparente,

Lumière rose,

Lumière de feu...


La contemplation de cette lumière si belle de notre terre
nous ouvre à la réalité d'une autre lumière,
plus belle encore,
plus subtile,
plus intérieure...





Recevez tous mes voeux

pour


une belle année 2009,


une année colorée,


une année qui nous mène vers un peu plus de Lumière.



Chemin de montagne, chemin spirituel.


L'expérience de la marche en montagne me parait assez proche de celle du développement personnel et de l'évolution spirituelle. J'ai retrouvé ces sensations en parcourant quelques sentiers cet hiver :

La montée est rude, l'arrivée se fait attendre...
Souvent, dans mon impatience, je crois y arriver, à un détour du chemin, à un angle du paysage : sûrement, nous y serons dans quelques mètres...

Et non ! C'est plus loin...Il faut continuer à monter, encore et encore...

Parfois, se présente un petit palier, un petit bout de chemin moins difficile, presque plat. Il est alors possible, tout en continuant la marche, de se reposer un peu de l'effort de la montée tout en contemplant plus paisiblement le paysage. Et puis la montée reprend, un peu plus rude encore.

Lorsqu'enfin nous arrivons en haut, du moins au sommet d'aujourd'hui, j'aimerais bien rester un moment, jouir du spectacle que mes efforts ont bien mérité.

Mais non, il faut redescendre...Et la descente présente d'autres difficultés...

Le lendemain, tout est à recommencer,
mais avec un peu plus de connaissances,
un peu plus de sagesse,
un peu plus de confiance.



Chaque journée m'offre une leçon de patience et d'endurance.


mercredi 17 décembre 2008

Vers la lumière

En cette période d'obscurité, nous marchons vers la lumière.


Le signe du Sagittaire, qui correspond à cette période de l'année selon le cycle de la lune et du soleil, est représenté par un cavalier tenant un arc et une flèche :

"Je vois le but. Je l'atteins et en vois un autre."

Ce symbole m'a rappelé un épisode vécu lors du dernier stage intensif de ma formation à la Psychothérapie Centrée sur la Personne : nous travaillions sur les symboles et je me suis représentée comme

"une flèche lancée dans le vent..."


La formatrice m'a interpelée : "Le seul problème avec la flèche, c'est que je ne te vois pas lancée par quelqu'un d'autre. Qui lance la flèche ?"

Je ne m'étais même pas posée la question, mais évidemment, ai-je répondu,

" c'est moi qui lance la flèche."

Depuis, j'ai lu le petit livre de la tradition Zen : "Le Zen dans l'Art du Tir à l'Arc", et cette expérience a pris tout son sens :

" Je suis l'archer, la flèche et le but."

Je me sens encore aujourd'hui dans cette dynamique. Je suis pleinement engagée dans l'expérience, lancée vers un but dont je ne cerne pas bien les contours. Mais je sais qu'il va vers la Lumière.


Dans la Joie de cette Lumière, je souhaite

à chacun et chacune d'entre vous,

à tous et à
toutes,

à l'Humanité entière,

à notre Terre,

un très
BEAU NOËL.

mardi 11 novembre 2008

L'arbre de lumière


Cet arbre de lumière, cadeau de la terre et du soleil, m'a été offert un matin d'automne.

Qu'est-ce qui est le plus réel ?

Est-ce le tronc bien dessiné, bien distinct et bien concret qui apparaît dans le message précédant ?

Est-ce ce jeu d'ombre et de lumière qui peint l'arbre en transparence et place à son sommet un rayonnement de soleil ?

Ne nous dépêchons pas trop de répondre dans un sens ou dans l'autre...

Pour moi, c'était comme une suite de l'expérience décrite dans le message précédant : le cadre intérieur.


Si j'ose plonger dans la profondeur de ce cadre, dans l'authenticité et la liberté de mon intériorité, une expérience de lumière devient possible.

Bien sûr, ce n'est qu'une image analogique, peut-être une symbolique offerte par une rencontre de hasard entre la nature et photo. Mais j'aime faire parler ces images, j'aime écouter les symboles que la nature me présente.
Et pourquoi ne diraient-ils pas une expérience ?



Le cadre intérieur

La rencontre avec ce pin, un matin d'automne, m'a connectée à nouveau avec la notion de cadre intérieur que nous avions redécouverte et construite ensemble.
Dans ce groupe de professionnels de l'Approche Centrée sur la Personne, nous sommes ensemble en recherche et nous apprenons ensemble. C'est ainsi que le "cadre intérieur" est apparu, comme une synthèse de la création issue d'un week-end de travail. J'ai retenu quelques phrases qui le définissent :

"Le cadre intérieur est un espace de liberté, de création, que j'expérimente à l'intérieur de moi en relation à l'autre.

Si je demeure dans ce cadre, je garde mon intégrité, mon identité. Centrée dans ce lieu sûr, je ne me laisse
pas embarquer dans l'histoire de l'autre, tout en restant reliée cependant. J'ai alors la liberté de distinguer les situations, les formes, et le fond, la liberté d'aller au centre et de me laisser guider par la question : quel est l'essentiel dont me parle cette personne ?

Centrée dans ce cadre intérieur, je peux, librement, être avec la personne que j'accompagne, cheminer avec elle sur son chemin et éclairer sa route. Je peux aussi défricher le chemin avec elle et m'engager vraiment dans son combat."


Je crois que pour moi, l'essence de l'Approche Centrée sur la Personne est là : seulement accompagner l'autre sur son chemin, avec toute la combativité dont je suis capable, et en prenant soin de ne pas me tromper de chemin.

Cette image me dit à nouveau cette expérience : le tronc monte longtemps, bien droit et centré, avant de laisser son feuillage s'ouvrir librement vers le ciel, disponible à la lumière.


A l'intérieur de ce cadre, il y a
tout l'espace
et
tout le temps.

A l'extérieur, je me cogne aux limites,
limites de temps, d'espace,
de normes sociales, etc...

A l'intérieur, la liberté s'approfondit.
Le cadre s'élargit en s'approfondissant dans l'intériorité.

Tout l'espace est donné,
Tout le temps est là,
Toute la liberté pour la créativité.

Le silence peut être touché,
là où je peux être moi-même
en toute sécurité
et en toute liberté,
en relation aux autres et à l'univers.


mercredi 3 septembre 2008

Souvenirs de vacances 2








Sauterelles

En regardant bien entre les herbes, on arrive à distinguer ces petites sauterelles de différentes couleurs, témoins de la vie qui habite le sol de la montagne.
Ces sauterelles m'ont rappelé d'autres petites bêtes semblables, dans d'autres montagnes, au cours d'autres vacances. Nous les avions beaucoup regardées, contemplées, une à une, arrêtant notre marche. Cette expérience avait été si forte qu'elle est revenue, lors d'une réunion de l'association Espaces d'Ouverture, comme une base pour partager la vie.

C'est Bernard, mon compagnon, qui écrit pour le journal de l'association :


Pourquoi cette soirée conviviale, chaleureuse, laisse-t-elle une impression aussi conséquente en moi ?
Le lendemain, une image s'est imposée. C'est comme si une onde de vie passait d'une personne à l'autre et traversait les échanges. Il est vrai qu'il existait une qualité d'écoute, une qualité d'attention à l'autre telle que les personnes s'embrasaient, s'éclairaient au fil des mots qui émergeaient tour à tour en chacune d'elles. Elles devenaient plus vivantes, comme la braise ravivée par des personnes autour d'un feu. J'ai vécu ce processus lorsque j'ai évoqué mon admiration devant la diversité des sauterelles contemplées pendant la marche en montagne cet été. Je pouvais retrouver en moi le contact avec la perfection de la nature et peut-être à ce moment là, le contact avec l'onde de vie évoquée plus haut. Je pouvais aussi ressentir la difficulté de juste vivre l'embrasement et laisser passer...Il y avait bien la tentation d'en profiter encore un peu, mais la vie se donne et passe. Dans mon souvenir il reste une dimension de beauté devant les personnes qui s'animent ainsi lorsqu'elles sont traversées par ce qui les fait vivre de l'intérieur."


La vie se donne à travers la Beauté,
elle se donne aussi dans ce qui est Vrai,
dans ce qui est Bon.


La vie se donne à travers nous.


A chacun, à chacune d'entre vous, je souhaite une rentrée belle, bonne et vraie.

Souvenirs de vacances 1






En regardant ces photos, je crois encore voir et entendre l'eau couler.

J'écoute le message de l'eau, et l'eau me dit :

Depuis le point le plus élevé auquel je puisse me référer, depuis le point le plus haut que je puisse concevoir,

Le courant de la Vie nouvelle coule.

Et l'eau me rassure :

Nous construirons cette vie nouvelle, et il existe dans notre monde suffisamment de force, suffisamment de bonne volonté, suffisamment d'imagination créatrice.

Les travailleurs sont là, et la force de travail correspond aux besoins.


samedi 5 juillet 2008

Sensations d'été.


Le tournesol au large centre et aux pétales rayonnants me dit" le rayonnement, un rayonnement qui attire mais ne retient pas...un rayonnement qui donne."

Chaque fleur me dit "l'Ouverture...une ouverture confiante à ce qui lui arrive...à l'insecte qui transmettra la fécondité."

Et je me trouve en contact avec une sensation de confiance...de lâcher-prise...en lien avec le rayonnement du coeur humain.

L'araignée au centre de sa toile me dit "attente...patience".

Le sol de la forêt plein de feuilles mortes, de semences, de pourriture et de vie microbienne, me dit " attente...gestation...transformation."

Et je suis en contact avec l'intense espoir des potentialités à venir.

L'arbre, racines, tronc et feuilles, me dit "la montée depuis l'enchevêtrement des racines, qui donne une sensation d'étouffement, jusqu'à la vie des feuilles qui vibrent à la lumière."

Et je suis en contact avec une ouverture à la lumière de la vie.


Ce texte est une libre adaptation, toute personnelle, d'un travail d'écoute à partir des cinq sens, qui cherchait à percevoir les qualités transmises par les éléments de la nature. Je vous invite à découvrir l'ensemble de ce travail d'écoute sur le site : www.espaces-d-ouverture.com, à la page actualités.

Je vous souhaite de vivre pleinement cet été, la terre, le ciel et les nuages, la forêt, l'eau et le soleil, la mer et la montagne, tous les arbres et toutes les fleurs, les insectes et les autres animaux rencontrés sur les chemins...et bien sûr, toutes les expériences d'humanité.

A chacun et à chacune, je souhaite un été empli de beauté et de lumière.

vendredi 18 avril 2008

ECOUTE....





Au coeur de l'écoute consciente se trouve la parole,

mais pas n'importe quelle parole. L'utilisation des mots est accompagnement délicat et respectueux du cheminement de l'autre, une subtile attention à sa démarche, pas à pas. En même temps, chaque écoutant s'efforce d'être une personne réelle, aussi authentique que possible. Ce climat relationnel facilite le développement des potentialités individuelles.

Cette parole s'enracine dans le corps :

nous nous laissons guider par nos cinq sens pour être présents à nous-mêmes et au monde qui nous entoure. A l'écoute de nos sensations corporelles, réceptifs à la sensibilité de notre peau, nous sommes attentifs à notre verticale, lorsque la force du sol monte depuis nos pieds bien enracinés, le long de notre colonne vertébrale : nous laissons alors nos bras s'ouvrir à notre dimension horizontale. Cette conscience du corps favorise l'approfondissement de l'intériorité et laisse monter une parole empreinte de silence.

Cette parole laisse la place au silence,

émerge du silence et le fait advenir. Le silence est écoute de ce qui est présent au plus intime de chacun d'entre nous. Le silence est écoute de ce qui nous rassemble. Cette qualité de Silence ou de Présence, imprègne toute la démarche d'Ecoute Consciente, y compris pendant les moments de parole.

La conscience d'être ensemble,

conscience de l'humanité qui nous rassemble tout en vibrant au coeur de chacun, est concrétisée par une "oeuvre commune" : expression graphique, modelage, gestuelle etc...sont utilisés pour exprimer l'expérience vécue. Cette élaboration symbolique concrétise les prises de conscience, leur donne une réalité pratique et favorise ainsi leur application dans nos vies quotidiennes.


Les informations sur cette ECOUTE peuvent être retrouvées sur le site :
www.espaces-d-ouverture.com

samedi 23 février 2008

Entre deux




Février...
Pr
intemps et hiver se rencontrent...

Et entre les deux, si l'on écoute bien, de l'intérieur..., on entend le silence...

Le silence se trouve entre l'hiver et le printemps, comme entre deux vagues ou entre deux marées, au bord de la mer (voir le message précédent : mort et naissances), comme entre deux respirations si l'on prend seulement le temps de s'arrêter un peu et d'écouter...

Les marées, les saisons, la respiration...et bien d'autres éléments encore...sont les rythmes de l'univers. nous en sommes habités.

Dans le temps, c'est un rythme.
La même expérience dans une dimension spatiale, c'est une juxtaposition de contraires. Si je peux les englober ensemble, jaillit quelque chose d'autre, comme une étincelle de vérité qui s'inscrit dans un mouvement de synthèse.

Dans le temps ou dans l'espace, c'est la même expérience.
Elle se produit si nous écoutons au delà des apparences, depuis notre intériorité, l'intérieur des choses.

Pourrions-nous approfondir l'expérience des "trois attitudes" avec cet éclairage ?
L'Authenticité, la Considération Positive Inconditionnelle et la Compréhension Empathique qui sont constitutives de l'Approche Centrée sur la Personne, nous font entrer dans un rythme relationnel. Pouvons-nous entendre la vérité dialectique qui jaillit de la rencontre entre les contraires que ces attitudes véhiculent : attention à soi et attention à l'autre, proximité et distance, sécurité et liberté, l'altérité et la fusion etc...?

samedi 12 janvier 2008

Mort et naissances


L'année 2007 a été pour moi une année riche en évènements familiaux : mort de ma Maman le 6 janvier, jour de l'Epiphanie ; arrivée d'Eugénie cet été, et de Romain, mes 5è et 6è petits enfants: mort et naissances, mais je préferre ces mots : naissance au Ciel, naissance à la Terre, que nous offre la tradition orthodoxe.


J'ai vécu les trois évènements avec la même intensité, la même joie profonde, et les mêmes difficultés.

La célébration de la naissance au ciel de ma maman (vulgairement appelée enterrement) a été pour moi comme une fête : fleurs, musique, mais surtout fête de l'amitié et de la fraternité humaines. Le passage lui-même a été d'une étonnante simplicité : quelques halètements pour rendre le souffle...Mais auparavant pour elle (et pour nous qui étions épuisés) le chemin a été difficile. J'avais l'impression d'une naissance à l'envers tant elle semblait avoir de peine à lâcher...

Les bébés étaient attendus, ils ont été accueillis dans la joie. Là aussi il y avait des fleurs...Mais pourtant, que de difficultés à assumer toutes les exigences de la situation pour les adultes épuisés ! Et en regardant les enfants, je pouvais observer tout ce travail que semblait représenter pour eux l'arrivée sur cette terre : apprendre le souffle, l'alimentation, trouver un rythme dans cette existence...comme une mort à l'envers...

En permanence la vie se donne et se retire, comme le flux et le reflux de la marée : les vagues naissent et meurent, et l'Océan demeure. Entre deux vagues, comme entre deux marées, existe un instant d'immobilité, un instant de silence que l'on peut parfois saisir. Et le fil de vie demeure.

samedi 5 janvier 2008

Bonne Année 2008



















Le soleil se lève sur la terre.

Chemin de terre et chemin de lumière,

Puissions-nous être, chacun, chacune, un petit centre rayonnant.


Cette composition graphique symbolique a été réalisée à la fin d'une journée de l'atelier d'entraînement à l'Ecoute Consciente. Il représente un peu la conclusion de la journée, la synthèse qui s'est élaborée dans ce travail de création, silencieux et collectif. Je cherchais une idée pour composer la traditionnelle carte de voeux de l'association...je cherchais....je ne trouvais rien en réfléchissant...et ce dessin s'est finalement imposé. Alors, il a fallu le prendre en photo et travailler la composition pour en faire ressortir la beauté et le message.

Je suis vraiment heureuse de pouvoir vous souhaiter la Bonne Année avec ce message d'espoir et de lumière qui invite à continuer le chemin...

Un sens profond est contenu pour moi dans le fait de pouvoir offrir ce fruit d'un travail commun effectué dans l'écoute de soi, dans l'écoute des autres, dans l'écoute de l'"oeuvre commune" en création, en contact avec ce silence intérieur qui nous rassemble.

Alors à toutes et à tous, avec beaucoup de tendresse pour chaque personne connue ou inconnue qui lira ce message, je souhaite une année emplie de beauté, de lumière, en lien avec le soleil intérieur.

N'oubliez pas que vous pouvez répondre à ce message, participer au dialogue, en cliquant sur "commentaires". Vous pouvez également, de cette façon, obtenir l'envoi de la carte de voeux.



vendredi 14 décembre 2007

Entre ciel et terre


Image symbole, image vecteur,

Je me retrouve dans cette image,
je me retrouve dans ce chêne qui semble vouloir rejoindre son reflet.

et je me ressens participante à l'ampleur de l'expérience humaine, déployée entre terre et ciel.

Le chêne se reflète dans l'eau.
Le reflet est noir, puissant et beau. Il existe pleinement.
Le reflet a une posture de réceptivité, il est prêt à recevoir. En même temps, il est tendu vers le haut.
L'arbre est courbé vers le reflet dans une attitude de don, cherchant à rejoindre son reflet. En même temps, les plus hautes branches sont droites et tendues vers le ciel.

Et je pense...ou plutôt je ressens...:

La réunion des différentes parties de l'être est le fruit d'un effort commun.
Partie humaine et partie divine, ou personnalité et âme, ou terre et ciel...d'autres mots encore, d'autres images, peuvent désigner cette incessant et inévitable tension entre l'enracinement sur la terre, dans la substance matérielle, et l'aspiration à d'autres espaces.

Inévitable tension, douloureuse séparation...et pourtant, la destinée de l'humanité est la fusion, l'unité. C'est comme un puzzle qui se cherche, un château en construction...L'intuition de ce pont de conscience qu'il faudra bien franchir un jour, a quelque chose de vivifiant, de fort et d'harmonisant.

Puissions-nous partager la marche vers cette Harmonie !

mardi 23 octobre 2007

Forêt Magique


Quand la forêt s'allume en un éclair de joie,
que veut-elle nous dire ?

Quand la forêt s'allume
cathédrale offerte à la lumière,
feuilles ouvertes,

Force et fragilité,
vie et mort mêlées,
spectacle pour nos yeux,
musique à nos oreilles,

Magie de sons et de couleurs,
rayons éparpillés,
lumières éclatées,

Quand la forêt s'allume,
à notre regard aimant,
feuilles offertes au soleil,

Instant Magique.


L a magie de cette saison me donne l'envie de partager avec vous cette gestuelle, découverte aucours d'un stage de danses méditatives, que je propose en ce moment dans l'atelier "Ecoute Consciente" (à voir aussi sur le site http:/www.espaces-d-ouverture.com/ : Atelier : accès au symbole) :

- en position assise, les mains à plat au sol, nous semons la graine,
- lentement, très lentement, soigneusement, nous élevons les mains pour prendre soin de la petite plante,
-nous accompagnons sa croissance de plus en plus haut, de plus en plus large,
-et puis, l'arbre devient trop grand, nous ne pouvons plus suivre ; alors nous lâchons, nous le laissons aller, grandir encore et vivre sa vie,
- lentement, paumes tournées vers le ciel, nous redescendons les bras en recueillant les fruits qui tombent de l'arbre.

La graine peut être un travail, une action qui nous tient à coeur, ce peut être aussi l'oeuvre de notre vie : la croissance de notre être.
Quelle que soit la graine à laquelle je pense en pratiquant cette gestuelle, ces gestes symboliques inscrivent en mon corps la confiance, m'aident à la ressentir et à y croire : la graine grandit toujours, et il y a toujours un moment où il est nécessaire de lâcher, avec confiance et détachement. Alors les fruits viendront, maintenant et plus tard, pour nous et pour d'autres.



jeudi 20 septembre 2007

Compositions d'automne







Vivre au mieux la saison d'automne, en écoutant nos sensations corporelles, en partageant nos émotions, en nous approchant de notre conscience intérieure.


Pour Ecoute Consciente, la saison a démarré avec ces mots
et avec ces images (voir ci-dessous la reproduction de
l'affi
che) : la première journée a eu lieu le 16 septembre.

Le mot qui demeure en moi est le mot création.

J'ai vécu cette dimension de création dans la composition de cette affiche d'automne, à partir de feuilles ramassées dans la forêt au cours d'une marche cet été. Je me suis laisser aller dans ce plaisir de manipuler les couleurs et les formes, dans cette recherche pour allier ces symboles à ces autres symboles que sont les mots. Je cherchais à toucher la sensibilité, à éveiller le contact avec l'intérior
ité

J'ai vécu cette dimension de création avec le nouveau groupe qui s'est réuni pour cheminer cette année. J'ai ressenti la force du mouvement de construction, lorsqu'à partir des expériences partagées, des paroles prononcées par chaque participant, émerge une perception de ce qui nous rassemble au delà des différences. Chaque chemin est solitaire, chaque histoire est radicalement originale, et en même temps nous appartenons tous à la même humanité : à ce moment précis, nous ne nous contentons pas de le savoir, nous le percevons ; cela devient une réalité tangible.

J'ai ressenti la beauté d'une harmonie d'ensemble, lorsqu'à partir des expressions individuelles -la manipulation de l'argile est une descente dans le concret, une extériorisation symbolique de l'expérience vécue ; elle aide au transfert dans la vie quotidienne - une forme commune émerge : lorsque cette forme est terminée, nous percevons tous que "c'est juste".

Cette journée a ravivé en moi cette conscience : nous sommes tous des créateurs. Nous ne pouvons vraiment être heureux qu'en nous mettant en chemin pour trouver cette place - chacun la sienne - où nous pouvons jouer notre rôle et participer à la création commune.


- voir aussi le message : Oeuvre Commune, et dans le site, rubrique Atelier -

jeudi 13 septembre 2007

Ciels d'été






Ciels d'été, ciels de vacances, immensité des espaces, ouverture à plus grand que moi, dans l'expérience de la verticale et de l'horizontale.

Les vacances dans la nature facilitent l'éveil des sens, comme la pratique de l'écoute consciente qui fonde l'appropriation de l'environnement sur l'écoute de nos cinq sens. Les informations qui nous viennent ainsi sont rassemblés, intégrés en une synthèse cohérente par ce sixième sens qu'est notre mental.

Nos pieds au sol, pesants à chaque pas, dans le contact avec cette terre qui nous donne la force d'avancer en nous renvoyant à notre verticalité.

L'appel de l'horizontalité dans la musique des grands espaces ouverts, dans la présence du ciel qui se colore pour nous de gris, de bleu, de blanc, d'orange ou de rouge selon l'humeur du temps.

Au croisement entre verticale et horizontale, notre coeur s'ouvre, s'offre et se transforme.

Le ciel - je pourrais aussi dire : les ciels, car jamais il n'est le même - évoque pour moi ces deux dimensions ensemble :

la verticalité par sa distance, l'invitation à se tenir debout, être humain entre terre et ciel.
l'horizontalité par l'immensité de son étendue, ses larges espaces ouverts qui me remplissent d'émotion.

Debout entre terre et ciel,
au croisement de la verticale et de l'horizontale,
offerte à l'immensité,
quelle est ma place,
quel est mon rôle ?